Régularisation immédiate des 31 salariés grévistes de l'Urbaine de Travaux de
Viry-Châtillon !
Sans doute avez vous déjà eu l'occasion de voir dans les rues du Val d'Orge des panonceaux affichant le nom de l'Urbaine de Travaux.
Cette entreprise est fréquemment attributaire de marchés publics spécialement dans le domaine de la voirie et des travaux de sous-sol pour le compte de nos communes ou de notre communauté
d'agglomération.
L'Urbaine de Travaux est une filiale du Groupe FAYAT (un des leaders du secteur des Travaux publics). Pour le Val d'Orge son établissement de référence est situé au
2, avenue du Général de Gaulle à Viry-Chatillon.
Actuellement cet établissement fait l'objet d'une grève avec occupation de la part de 31 de ses salariés. Ce mouvement est engagé depuis le 30 juin. Les salariés en grève demandent un
titre de séjour pour leur régularisation.
Je vous appelle à venir leur apporter sur place tout votre soutien.
Outre que par principe cette situation est intolérable et inacceptable, nous devons exiger du préfet de l'Essonne que cette régularisation se fasse sans condition.
Il est en effet inacceptable, que des entreprises travaillant pour le compte de l'État, ou des collectivités territoriales dans le cadre de marchés
publics, pour lesquelles la condition principale pour qu’elles l’emportent est très souvent le marché le moins disant, c’est à dire le moins cher, soient en même temps des employeurs qui recours à des travailleurs sans papier sur lesquels peuvent être exercées toutes formes de
pression.
Dans ces conditions, ces ouvriers font personnellement les frais d'une politique qui a posé comme loi
d'airain que le coût du travail n'est qu'une variable d'ajustement. En conséquence il n'y a plus de limite à considérer que le travailleur sans papier est une source d'enrichissement
pour les industriels du secteur. Pourtant, à tout bien considérer, ce ne sont pas les entreprises chinoises qui font concurrence aux entreprises du BTP !?
Il s'agit là d'un secteur dit "de proximité".
Non, en réalité la mondialisation néo-libérale est bien un prétexte pour faire pression à la baisse sur les salaires, pour liquider le droit du travail et pour attenter directement à la
dignité des Hommes au point de les considérer comme des sans-rien, des sans-grade et donc des sans-papier ! Cet exemple "près de chez nous" l'illustre à nouveau, s'il en était encore besoin
!
Ce combat est un combat pour la dignité de ces 31 travailleurs salariés, contribuables et assurés sociaux ! Aux droits que leur confère le travail salarié, ils ont ce droit naturel et imprescriptible à devoir être considérés comme des hommes debout et forts de leurs pleins-droits.