Ainsi donc, après seulement deux mois de présidence, Pierre Champion vient de démissionner de l'exécutif de la communauté d'agglomération Val d'Orge !
Outre que la méthode est surprenante puisqu'elle intervient seulement deux mois après son élection à la présidence, elle s'effectue en dehors de tout débat d'orientation nécessaire et
indispensable, après ce que l'on pourrait appeler la constitution du socle de consensus nécessaire et indispensable qu'il revenait au premier mandat de jouer.
À l'année 2008 doit correspondre celle du débat politique et démocratique. Cela appelle forcément la transparence. Pour cela, chacun doit
être maître du calendrier, et non pas le subir. Je crains que ceux qui ont été surpris n'aient été légion, et qu'à ce coup de théâtre, il n'aient guère goûter au spectacle et ne l'ont en
fait plus subi que choisi. Héritage, quand tu nous tiends !!!...
Les enjeux doivent être clairement et largement exprimés et donc diffusés. À défaut, la communauté d'agglomération devient une superstructure bureaucratique, qui prélève
l'impôt, engage des dépenses, souscrit des emprunts sans contrôle de la population à travers la controverse nécessaire qu'impose le débat démocratique.
L'unisson des congratulations réciproques ou le consensus mou autour du plus petit dénominateur commun ne peuvent, ni faire l'objet d'une politique de développement économique qui tienne compte des priorités sociales, ni même tenir lieu de programme politique pour
la Gauche.
À ce jeu, certains se prêtent à un exercice où droite et gauche se confondent dans l'assemblée communautaire. Ensuite l'exercice consiste à mettre en scène des différends politiques qui
n'existent que dans l'enceinte municipale ou devant le grand public.
À quel jeu dangereux jouons-nous donc la ! Qui cherche-t-on à tromper !
La gauche et la droite ce n'est vraiment pas pareil, ce ne doit pas être pareil!
Encore encore ne suffit-il pas de le dire mais de le prouver par des actes.
Il n'en faudrait pour seule preuve que de prendre l'exemple de la question du logement social et de sa juste répartition sur l'ensemble du territoire
communautaire. Ou encore celle qui consisterait à mutualiser les charges les plus lourdes qui reposent actuellement sur le dos des ménages pour que désormais il revienne aux entreprises qui ont dégagé des profits suffisamment importants pour que les impôts qu'elles acquittent à la communauté d'agglomération leurs soient
affectés.
Cette politique de reconquête du logement social sur le territoire communautaire du Val d'Orge doit s'engager plus résolument et plus solidairement dans la rénovation urbaine de
ses grands ensembles. En clair, les dépenses de la rénovation urbaine doivent être prises en charge par la communauté d'agglomération du Val d'Orge sans qu'il soit nécessaire de
remettre en cause le pilotage légitime des maires des villes. Pour cela, il est nécessaire que cette preuve de la solidarité communautaire s'affiche
par la rétrocession de la compétence des zones d'aménagement concerté (ZAC) à la communauté d'agglomération enfin que si déficit il y a celui soit supporté par le produit fiscal des entreprises
plutôt que par l'effort contributif des ménages.
Il en est de même des grandes politiques culturelles structurantes. Il s'agit là d'un marqueur politique de la gauche. Il convient désormais de rompre avec
les atermoiements successifs qui ont empêché que la lecture publique publique devienne une d'une politique communautaire de plein droit et de plein exercice (la CA du Val
d'Orge n'en assure que "sa mise en réseau"). Les vice-présidents en charge de cette question au cours du précédent mandat, Frédi Meigan comme Patrick Bardon avaient eu tout mon soutien lorsqu'il
s'était agi d'avancer plus encore dans cette voie. Je me souviens même de la proposition de Patrick Bardon qui s'apprêtait à franchir résolument le pas lors du dernier bureau communautaire
du mandat précédent. Il avait raison. Aujourd'hui il doit poursuivre et ne céder en rien sur cette orientation !
Les pressions contre la mutualisation de la lecture publique sont nombreuses. A Gauche, nous aspirons à en faire un grand service public moderne ouvert au plus grand nombre sur le
principe de l'égalité d'accès. Mais cette mutualisation par transfert de compétences ne doit pas être conçue de façon étriquée. Elle doit favoriser un esprit d'ouverture
et de solidarité qui permette au lecteur, comme au personnel de trouver ou de participer à un service de qualité substantiellement supérieure.
Car, évidemment être de gauche c'est développer, renforcer et adapter le service public à la demande toujours plus exigeante des usagers au moment même où la droite et la commission européenne
s'apprêtent à remettre en cause le prix unique du livre introduit par la loi Lang, grand acquis de la Gauche s'il en est !
De la même manière, face aux attaques de toutes parts contre la laïcité, il convient de développer les outils qui favorisent le développemetnn de la connaissance et participent à la construction
de l'esprit critique. Cette bataille est celel
Y renoncer serait capituler face à la montée de toutes parts des égoïsmes, des conservatismes et à ceux qui font le lit du néo-libéralisme et de l'obscurantisme.
Oui, comme dans le code de la route, au carrefour c'est la priorité à droite, au rond-point c'est la priorité à gauche. Même en matière d'aménagement, il y a un sens auquel on ne
peut véritablement pas échapper !
Gageons que cette fois encore, les forces unies de la Gauche sauront faire entendre ensemble la nécessité de faire avancer la solidarité communautaire sur ces sujets
comme sur les autres qui pointent déjà !
Arnold STASSINET