Communiqué de Jean-Luc Mélenchon, sénateur du Parti de Gauche
(PG)
Avec 26 milliards d’euros, le plan de relance de l’économie annoncé par Nicolas Sarkozy fait d’emblée pâle figure
face aux 360 milliards d’euros dégagés il y a quelques semaines pour les banques et la finance.
Ce nouveau plan prévoit ainsi 14 fois moins pour l’économie réelle que ce qui est mobilisé pour la
finance.
Et le nécessaire bouclier social pour les travailleurs reste introuvable.
Ce plan prévoit surtout de nouveaux cadeaux aux entreprises, sans moyen véritable pour soulager les travailleurs eux-mêmes et
les ménages.
Ce plan MEDEF ignore ainsi les besoins du plus grand nombre. C’est Noël avant l’heure pour les patrons ! Les 11 milliards
d’argent public qui vont abonder la trésorerie des entreprises sont sans contrepartie en terme d’emploi et de salaire. Et 700 millions d’exonérations de cotisations sociales vont encore s’ajouter
aux 35 milliards d’euros d’exonérations qui profitent déjà aux entreprises sans contrepartie d’intérêt général.
Rien n’est prévu à l’inverse pour soutenir les bas salaires, le SMIC et les retraites.
Rien n’est prévu pour stopper les licenciements boursiers et indemniser le chômage partiel, si ce n’est de renvoyer à une
hypothétique négociation sociale sous l’emprise du MEDEF.
Rien n’est prévu pour arrêter la liquidation des services publics dont les premières victimes sont les plus
modestes.
Quant aux mesures de soutien aux secteurs du bâtiment et de l’automobile, rien ne garantit qu’elles ne viendront pas grossir les
bénéfices des grandes entreprises de ces secteurs, sans gains réels pour l’emploi et les salaires. Ces mesures ignorent aussi largement l’enjeu de réorientation écologique urgente de notre
économie.
Plus que jamais c’est une politique de gribouille, des mots, des chiffres, de la communication. Rien qui puisse inverser la
pente vers le désastre social que la crise contient.